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Plus rapide et puissant, mais moins polluant et bruyant : le nouveau bac fluvial commandé par le Département de la Seine-Maritime est arrivé à Rives-en-Seine/Caudebec-en-Caux pour une phase de test, ce lundi 15 novembre 2021.

Ce bijou de technologie, appelé bac 25, est destiné au passage d’eau de Yainville, l’un des plus empruntés après ceux de La Bouille, de Duclair et de Quillebeuf sur Seine, où il devrait être en service avant la fin d’année.

Mais il faut d’abord que les pilotes se fassent la main sur ce nouvel engin imposant qui pourra transporter jusqu’à 29,5T, contre 15 actuellement pour des bacs de même gabarit.


Sous le contrôle de deux formateurs, Julien Delaitre et Jean-Marc Cassou, référents du projet qu’ils ont suivi depuis son lancement en 2018, deux naviguants enchaînent les traversées entre les cales de Caudebec et de Saint Nicolas de Bliquetuit : Yves Boutard et Allan Maguer. C’est eux qui seront ensuite les capitaines, seuls à la manoeuvre à Yainville, accompagnés d’un matelot marinier.

Visible jusqu’à la mi-décembre

A raison de deux jours par semaine, ces allers-retours expérimentaux dureront jusqu’à la mi-décembre environ, temps nécessaire pour valider le bon fonctionnement et bien appréhender le bac. Sur ce secteur du fleuve, il n’y a pas de ducs d’Albe le long des cales, ce qui permet d’effectuer cette phase d’essais avec le moins de tension possible. Des accostages sur le bac n°10, qui sert désormais d’appontement à Caudebec, auront aussi lieu.

D’un coût de près de 3,5 millions d’euros, doté d’une coque au design hydrodynamique, ce bac aura aussi la particularité de pouvoir embarquer un camion de secours. Contrairement aux autres « petits » bac, on compte en effet 3,40m de hauteur sous la timonerie.

Avec sa carrosserie bleu, aux nouvelles couleurs du Département, il a été construit à Dieppe, par l’entreprise Manche Industrie Marine, un chantier qui a démarré en janvier 2020.

Des premiers essais réussis

Le responsable du service des bacs, Didier Lenormand, est satisfait des premiers essais. Le confort gagné pour ses agents, en terme de vibration et d’acoustique, est indéniable. Quant au nouveau système de propulsion, qui double la puissance du moteur, et au dispositif anti-pollution qui limite les désagréments liés aux particules fines, ils modernisent l’équipement.

Depuis le quai, les habitants de Rives-en-Seine, qui ont perdu l’habitude de voir un bac à la cale depuis la construction du Pont de Brotonne en 1977, se pressent pour admirer ce fleuron de la flotte des bacs. Ils pourront profiter de ces essais et des souvenirs qui se rappellent à eux pendant encore quelques jours.

 

Article publié le jeudi 18 novembre 2021
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