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L’église Notre-Dame en travaux

Eglise Notre-Dame : la restauration commence

La Ville de Rives-en-Seine, très attachée à la préservation de son patrimoine, a fait réaliser un diagnostic d’état sanitaire de l’église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux dévoilé début 2020.

Comme préconisé par l’architecte du patrimoine, Judicaël de la Soudière Niault, dans son rapport, certains travaux doivent être réalisés en urgence. Si de nombreuses campagnes de restauration ont été réalisées depuis la fin de la guerre, il est désormais temps d’en relancer une.

Un premier chantier à 84 000€ HT, subventionné par la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le Département de la Seine-Maritime, l’église étant classée monument historique, est en cours. Cette campagne de restauration concerne uniquement les travaux prioritaires.

Des réunions de chantier régulières réunissent le Maire Bastien Coriton, son 2e adjoint, Lionel Duramé, l’architecte Judicaël de la Soudière Niault, ainsi que Nicole Renaux, directrice des Services Techniques, et les responsables des entreprises mobilisées.

Nettoyage avant travaux

La première étape, en l’occurrence le nettoyage de la chambre des cloches et de son accès, a démarré en décembre 2020. Une épaisse couche de saleté, allant parfois jusqu’à 40 cm, a été retirée. Composée de branchages et de fientes d’oiseaux qui trouvent refuge sur la toiture de l’église, comme les pigeons ou les choucas des tours, elle crée d’importants dégâts. Outre les salissures, l’acidité des fientes peut endommager la pierre. Il y a également un risque d’effondrement compte tenu du poids des déjections qui s’accumulent. Au total, presque 300 sacs ont été remplis et jetés, soit presque 4 tonnes !

Repérages indispensables

Les architectes du patrimoine du cabinet Nasca, Judicaël de la Soudière-Niault et Héléna Lenoir, ont réalisé un travail de repérages préalables, à la nacelle, pour vérifier l’état de toutes les sculptures et autres ouvrages fragilisés par le temps, en vue d’établir le plan des interventions de confortation.

Maçonnerie et couverture pour consolider l’édifice

Sans surprise, l’état d’usure de certaines pierres datant des XVe (arcs-boutants et culées à pinacles de l’ensemble nef/choeur) et XVIe siècles (partie basse de la flèche), est avancé. Plusieurs éléments de maçonnerie ont d’ailleurs été retirés de l’édifice, presque 140 kg au total, puis stockés et inventoriés pour être restaurés ultérieurement.

Avec l’approbation de Bruno Togni, représentant la DRAC, de nombreuses consolidations sont au menu des maçons pour les semaines à venir, comme des rescellements au mortier ou des goujonnages, autrement dit la pose de tiges pour assembler les pierres entre elles. Il leur faudra aussi couper tous les végétaux qui ont poussé dans les interstices des murs ou dans les gargouilles, empêchant le bon écoulement de l’eau.

Ce sont justement ces problèmes d’infiltrations qui constituent l’autre priorité du chantier. Plusieurs portions de la couverture, qui laissent s’infiltrer de l’eau, sont à rénover, tout comme la plupart des fixations des descentes d’eau pluviales. Les interventions s’étaleront sur tout le mois de février et seront pour la plupart effectuées depuis une nacelle.

 

Article publié le jeudi 18 février 2021
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